
DHG retardées : Il faut être vigilant !
Le calendrier est bousculé…
Le budget de l’Etat n’ayant pas été adopté avant la fin de l’année 2024, le Comité social d’Administration ministériel (ou CSA ministériel) du 18 décembre a été une première fois annulé par le ministère et fixé au 6 janvier. De nouveau repoussé, il devrait se tenir finalement le vendredi 17 janvier pour traiter de la répartition des moyens de l’enseignement scolaire et du « soutien de la politique de l’éducation nationale » à la rentrée 2025.
De fait, dans notre académie, la rectrice nous informe donc que le CSA Académique est repoussé au 30
janvier. Les CSA Départementaux vont donc être repoussés également. Et en bout de chaîne, ce sont les DHG dans les établissements qui tomberont plus tardivement, ce qui n’empêche pas les chefs de commencer à réfléchir en se basant sur les effectifs attendus et le nombre de divisions qui en découle puisque les dotations sont calculées en fonction de ce nombre.
C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter – y compris avant le 30 janvier – à questionner les chefs d’établissement sur les structures prévues et à réunir les collègues pour lister les problèmes qui se profilent et nous les faire remonter. Par exemple, nous savons déjà qu’en Dordogne, un chef d’établissement a annoncé la DGH prévisionnelle et que dans un autre collège, il est annoncé la suppression d’une division par niveau avec le non renouvellement de deux BMP. Il ne faut donc pas hésiter à nous contacter pour que nous venions animer une HIS dans ton établissement et aussi avoir des conseils sur les démarches à effectuer. Vue la situation et le calendrier contraint, il faut agir vite et efficacement.
Baisse d’effectifs = postes menacés et conditions de travail dégradées.
Dans l’académie de Bordeaux, des baisses d’effectifs – parmi les plus importantes de toutes les académies – sont prévues pour la prochaine rentrée, comme annoncé lors du CSA académique du 16 décembre dernier :
- En Dordogne c’est 396 élèves de moins ;
- En Gironde c’est 208 élèves de moins ;
- Dans les Landes, c’est 411 élèves de moins ;
- Dans le Lot et Garonne, c’est 52 élèves de moins ;
- Dans les Pyrénées Atlantiques, c’est 290 élèves de moins.
Dans l’académie cela fait un total de 1 357 élèves de moins.
Si les effectifs baissent et que les règles de calcul des dotations ne changent pas (la dotation dépend directement du nombre de divisions qui dépend lui-même du nombre d’élèves, divisé par 30 en collège et 35 en lycée), il y aura des suppressions de postes, mécaniquement et nous venons de l’apprendre suite au CSA ministériel, 47 postes d’enseignants sont supprimés sur notre académie. Ainsi, nos conditions de travail demeureront dégradées, avec des effectifs chargés et des suppressions de dédoublement.
Sans compter que les groupes de besoins sont conservés en 6ème et 5ème et se feront toujours au détriment de tous les autres dispositifs existants (AP, dédoublements, …). De plus, cela conduira à des emplois du temps extrêmement contraints, surtout si certains établissements mettent en place des heures de soutien en 4ème et 3ème alors qu’il n’y a pas vraiment de moyens supplémentaires.
Ainsi, la préparation de la prochaine rentrée s’annonce aussi compliquée que les précédentes, avec toujours un manque de personnel dans tous les métiers de l’EN. Dans les établissements où il y aura des baisses d’effectifs, il y aura probablement des suppressions de postes, surtout pour les collègues dont le poste dépend de la marge d’autonomie des établissements. Supprimer un poste est quelque chose de tout sauf anodin : c’est anxiogène pour les collègues et cela conduit à une réelle dégradation des conditions de travail des collègues qui en sont victimes. Cela ne peut pas se faire dans la précipitation, à cause d’un calendrier intenable.
Pour FO, les revendications et l’action !
Nous rappelons que FO est contre l’autonomie des établissements, car elle conduit à la mise en concurrence des collègues et des disciplines, renforce l’arbitraire du pouvoir local, détruit un enseignement national… Tout ce que permet, à nouveau par exemple, la mise en place des groupes de besoins établissement par établissement à la rentrée 2025. FO est pour un rétablissement d’heures fléchées dans les DHG et un financement à hauteur des besoins. Nous n’acceptons pas que les organisations des enseignements diffèrent d’un établissement à l’autre.
Pour discuter de ces problèmes et se préparer à se défendre, nous rappelons que nous pouvons tenir une HIS par mois. Par conséquent, il est possible d’en organiser en janvier puis en février pour discuter des DHG et décider de moyens d’action pour faire aboutir les revendications. Nous invitons donc les personnels à se réunir dans les établissements pour préparer la mobilisation, le rapport de force pour défendre les revendications et lutter contre les nouvelles dégradations des conditions de travail et d’enseignement programmées pour la rentrée 2025.
Le SNFOLC de l’Académie de Bordeaux avec la FNEC FP-FO revendiquent toujours :
- La création de tous les postes nécessaires afin d’améliorer les conditions de travail de tous les personnels
- L’augmentation des salaires
- Un vrai statut et un vrai salaire pour les AED et AESH
- L’abrogation de la réforme « choc des savoirs » ainsi que celle du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup,
- L’abrogation de la réforme des retraites
- Aucun jour de carence pour les personnels et aucune baisse de salaire en cas d’arrêt maladie !
